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Safranerie de Mazan

Dernière mise à jour : 15 nov. 2023

19 octobre 2023



Quand le safran n’est pas au rendez-vous !!!

Il n’est pas dans les habitudes des « organisateurs des sorties » des « Amis du Musée Louis Vouland » d’évoquer l’élaboration du programme qui précède les propositions faites.

Mais pour cette sortie du 19 octobre…il est important de savoir qu’elle était prévue le 14 novembre… pourquoi ??

il fallait trouver le jour J où la floraison des safrans serait éclatante. Geneviève, la référente de cette sortie, passionnée par cette « épice » qui fut introduite dans le Comtat Venaissin par les papes, avait déjà vu « des safranières » et avait donc « fouillé » dans ses agendas des années antérieures pour retrouver les « bonnes » dates où s’épanouit ce bulbe « domestiqué »




« de colchique » capricieux, et fugace (3 semaines maxi de récolte) … elle en était arrivée à la conclusion que le 14 novembre, on ne pourrait pas les « rater » !!! Démenti formel de Guillaume Chardon, le safranier de Mazan, (qui devait nous recevoir dans sa safranière) qui lui, prévoyait une récolte plus précoce...Nous avons donc interverti deux sorties (merci Florence, qui a « recadré » les rendez-vous sur Marseille) … »

Et une semaine avant la visite… Catastrophe :

Premièrement : Nous constatons que les bulbes ne seraient pas fleuris le 19 octobre, suite à la canicule de l’été (le safran aime fleurir en période automnale douce et légèrement pluvieuse : pas une goutte d’eau en septembre et octobre !!! – il faut donc savoir que dans le Nord, les safrans sont souvent récoltés en septembre- bien avant la Provence : il y fait plus doux- !!!)

Deuxièmement : Désespoir de Guillaume Chardon, une attaque en règle de campagnols friands de « racines » a dévasté ses plantations… Au nom de l’écologie, quand donc fera-t-on comprendre aux chasseurs que le renard (soi-disant porteur de la rage -tè mon œil !!!-) n’est pas un nuisible !!! sur Mazan, toutes les années les destructions massives de blaireaux et de renards détruisent l’équilibre écologique et font la part belle aux mulots, rats et souris …La ligue de protection des oiseaux a beau implanter des nichoirs pour les chouettes hulottes (enfin respectées après 50 ans de négociations !!!) dans tous les cabanons de vigne… les campagnols continuent à proliférer….



Nous décidons de maintenir ce rendez-vous ; le temps est très très menaçant, si besoin est, nous allons constater la dure loi que la nature fait subir aux paysans !!!

Guillaume est un jeune « agriculteur sans terre », passionné, qui loue une parcelle, entre oliviers, cerisiers et vignes. En tant que locataire, il n’a pas accès à l’usage des eaux d’irrigation (aberration !!!). Il se trouve que le safran ne nécessite pas d’arrosage, le bulbe planté en juillet, août, attend son « heure », il « poussera » et fleurira quand il estimera que le climat idéal est là …


L’apprenti-safranier, apprend, d’après les aléas qui surviennent, à s’adapter très vite… les campagnols dévorent les bulbes en pleine terre ? il installe et installera des « grilles » pour les empêcher de passer mais surtout il utilisera des paddocks (caisses de collecte des pommes) pour cultiver le bulbe « hors sol », le campagnol est alors hors d’état de nuire, et lui aura beaucoup moins mal au dos pour cueillir les délicates fleurs


Pour une parcelle qui représente à peu près les dimensions d’un terrain de tennis, 2 à 3 heures de collecte tous les jours pendant 3,5 semaines et ensuite 5 heures pour reprendre à chaque fleur ses pistils qui sont la base de l’épice !!!Ensuite ??? un geste pour les abeilles : remettre les fleurs dans la nature pour que les abeilles viennent butiner le pollen…hum… j’en rêve, : mettre des ruches autour des safranières … pour un miel oranger ????


La rencontre entre les AMLV, le safran et celui qui le cultive est chaleureuse, intéressante et la dégustation des produits transformés par ce jeune homme dynamique et plein d’idées finit de séduire les 27 visiteurs … IL nous promet de nous envoyer des photos du safran en fleur… Il a tenu parole. Ses confitures de cerises, fraises, abricots, etc.. Son clafoutis aux figues nous font oublier les 3 ou 4 gouttes de pluie qui se décident à tomber !!!

On apprend qu’il y a 3 filaments par pistil !!! combien en faut-il pour un gramme ???? j’ai oublié !!! la couleur rouge de ces petites tiges garde ses arômes intacts durant 3 ans !!! Combien de nous ignorions qu’il faut tremper dans de l’eau tiède les pistils avant utilisation de 4 à 12 heures ?

Tout ceci nous permet de comprendre le prix d’un gramme de safran (30 €) et d’en déduire que sa culture ne doit pas permettre aux cultivateurs d’en « vivre » !!!Guillaume a un emploi complémentaire….

Après la récolte, le safranier devra dédoubler les bulbes… Nous prenons rendez-vous, pour le printemps, avec Guillaume pour en acheter…

Projet sympa : ouvrir à Guillaume et ses collègues « safraniers » le jardin du musée Vouland pour une journée « safran » pour fêter le printemps ???




Repas sympa au restaurant « l’Entre-Potes » au Barroux où le restaurateur a accepté de jouer le jeu, en incluant du safran dans son velouté de potiron et du whisky (il s’en distille au Barroux) dans son dessert de tarte tatin….


 
 
 

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© Contenu: Michel BOST          

© Graphisme : M. Marti

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